Arts, culture et technologies sous la loupe de la Fondation ArtTech

Catégories Art&science, Digital, IA, Réalité virtuelle, Science

L’imagination est sans limite. Les nouvelles technologies nous emportent toujours plus loin. En substance, Muriel Siki, journaliste et productrice à la RTS, modératrice de la première journée, place le décor.

La Fondation ArtTech et son forum – deuxième édition – entendent aider les arts et la culture à s’adapter à l’ère du numérique et éclairer ces domaines de nouvelles façons. Un nouveau champ d’investigation émerge.

Au cours du forum, j’ai maintes fois entendu les oratrices et orateurs déclarer :

« nous voulons repousser les limites de l’imagination, des technologies… ».

Elles et ils sont en effet nombreuses et nombreux à mettre les technologies au service des arts.

Aperçu le plus objectif possible des échanges observés :

  • NAISSANCE D'UN NOUVEAU CHAMP D'APPLICATION (P. Aebischer, J-P. Greff)

    Lors de la séance plénière, Patrick Aebischer, président émérite de l’EPFL et membre du Brain Mind Institute souligne le moteur de la Fondation ArtTech : la convergence des technologies – de l’information, des nanotechnologies, de la biologie, des sciences cognitives etc. Un nouveau dialogue débute.

    Selon lui, les progrès de la technologie et de la robotique laissent plus de temps aux humains. Par conséquent, dans ce nouvel espace, le cerveau doit trouver une occupation. Et cela tombe bien : l’essentiel de nos fonctions vitales détient une formidable capacité d’adaptation : la plasticité.

    En somme, les technologies libèrent la mémoire et l’esprit – si je puis dire – pour donner une place plus importante à la créativité.

    L’économie intervient dès lors pour développer les initiatives permettant de nourrir notre cerveau. Elle nécessite dès lors des incubateurs. Aujourd’hui, ArtTech est une fondation, demain, appelée à devenir un fonds d’investissement.

    Un nouveau monde

    Pour Jean-Pierre Greff, directeur de la HEAD et hôte du jour, un monde sans artistes et designers serait un non-sens. Le forum, né au sein d’une école d’ingénieur.e.s, rencontre une école d’arts. Deux mondes se rejoignent pour en former un troisième avec des valeurs communes.

  • EMPRUNTER LA PERSPECTIVE DE L'ARTISTE (Audemars Piguet)

    Olivier Audemars est vice-président du board d’Audemars Piguet. À son audience du jour, il raconte l’histoire d’un travail photographique, celui de Dan Holdsworth, sur la Vallée de Joux. À l’occasion du 40e anniversaire d’Audemars Piguet, il a réalisé des clichés sous un angle totalement inédit, aux « airs d’Ecosse ». L’artiste a vu le berceau de la manufacture d’horlogerie suisse sous un œil différent. Depuis, Olivier Audemars soutient que travailler avec des artistes, partager leur vision, permet à l’entreprise de redécouvrir sa propre histoire et de challenger ses buts.

    Les yeux, les oreilles sont grandes ouvertes, il est question de synchronie. En entreprise, « l’effet papillon » - « the butterfly effect » récompense, en termes de rendements notamment, fortement les gestes simples. Avec l’artiste Robin Meier, Audemars Piguet mise sur le « fireflies effect » pour résoudre le challenge d’amener tout un chacun.e dans la même direction.

    Voyez plutôt en images :

    AUDEMARS PIGUET | FILM ART BASEL - ROBIN MEIER from Point prod on Vimeo.

     

    Au commencement de toute chose

    Pour Art Basel 2018, Mónica Bello était la commissaire invitée de la commission d'art d'Audemars Piguet. Elle est aussi la commissaire d'exposition et directrice d'Arts au CERN.

    Le CERN est le temple de tous les superlatifs. Avec le LHC, ATLAS, Alice, il détient les calculateurs les plus puissants au monde.

     

     

     

    Au CERN des artistes peuvent aussi passer du temps au laboratoire et contribuer à repousser les limites de la connaissance. L'artiste devient chercheur.se, membre de la communauté.

    Ruth Jarman est l'une de ces artistes. Avec Joe Gerhardt, elle forme le duo Semiconductor. Avec l’œuvre HALO, ils permettent à la physique des particules et l'art de dialoguer, sur la base de l'expérience ATLAS, laquelle doit détecter le boson de Higgs, auprès du grand collisionneur de hadrons (LHC). Le résultat, avec son ballet lumineux et ses sons "métalliques" joués sur les cordes, transcende les données scientifiques et créée une œuvre différente. Fascinant.

    HALO by semiconductor from Semiconductor on Vimeo.

     

  • LE DIVERTISSEMENT AUGMENTÉ (R. D'Andrea)

    Raffealo d’Andrea est polyvalent, à l’image de ses points d’ancrage italien, canadien, américain et suisse. Depuis le temps où Excel et Word figuraient au top de l’innovation à l’ère numérique, quelques décennies sont passées, puis les calculs et ensuite les données ont eu leurs heures de gloire. En 2018, si le calcul persiste, il est distribué, sa puissance concentrée. Les smartphones en sont l’illustration, avec leurs microprocesseurs. Raffaelo d’Andrea vit cette révolution depuis ses débuts.

    Lui a repoussé les limites des « choses qui bougent ». A priori, si les tournois de foot (soccer) orchestrés par des robots paraissaient inutiles dans les années 90, ils ont mené à la gestion automatisée des paquets par des robots chez... Amazon.

    Puisque personne ne sait où l’expérience peut mener, la chaise robot a en outre émergé de l’imagination de Raffaelo d’Andrea notamment. 6 pièces s’écroulent – 6 pièces s’assemblent, à chaque fois de différentes manières.

    Ballet magique, les drones – ou machines volantes autonomes - entrent en scène. M. d’Andrea expérimente l’intelligence artificielle pour les lives, l’agriculture, la photo, les films, la livraison de paquets, etc.

     

  • LE PREMIER PANEL EMMÈNE L'AUDIENCE DU LABORATOIRE À HOLLYWOOD

    Sylvain Gardel met en œuvre l'axe "Culture et économie" de la Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia. Il modère ce premier panel.

    David-Alexandre Chanel, co-fondateur de Theoriz studio, artiste, ingénieur et entrepreneur, pousse la prospective et le visuel plus loin. Fi de l'écran vert habituel aux enregistrements cinématographiques, Theoriz studio marie la réalité et le virtuel. Un enregistrement, une prise.

     

    Caecilia Charbonnier, fondatrice et CTO de Dreamscape Immersive, capture les mouvements. Son parcours se décline sur trois axes :

    1. l'application médicale, la reconstruction 3D;
    2. l'animation par ordinateur, la réalité augmentée et virtuelle;
    3. les services de production.

    Avec Dreamscape immersive, de nouvelles expériences de réalité virtuelle émergent et le public se fond dans l'histoire...

     

     

    Tous deux engendrent de nouveaux modes d'interaction avec le public, de nouveaux modes d'expression en exploitant les technologies les plus récentes. Selon eux, collaborer avec des artistes pousse le processus créatif bien plus loin que l'idée originale.

    Entendu dans ce panel :

    • les fonds pour la recherche fondamentale font défaut en Suisse, surtout si l'entreprise n'est pas issue d'une université;
    • les Etats-Unis prennent plus de risques dès le départ des projets;
    • la Suisse reste plus favorable aux technologies de la finance et de la médecine, moins aux autres.

  • LA MAGIE DU DIVERTISSEMENT (M. Gross)

    La Reine des Neiges, Maz Kanata (Star Wars), Avengers, Avatar, Maléfique, cela vous rappelle quelque chose ? Tous ces univers ont hébergé des créatures digitales.

    Dans l’exemple de Maz Kanata Disney a digitalisé l’œil humain, jusqu’à la structure vasculaire même. Cela a permis de les élargir tout en gardant un aspect intensément réaliste. L’actrice Lupita Nyong'o lui a donné vie grâce à la capture de ses mouvements.

    Voyez plutôt (en allemand) :

    Toutes les données sont pilotées par le machine learning. Selon Markus Gross, directeur de Disney Research à Zurich, le digital amène une valeur ajoutée à l’entreprise, elle la protège, elle développe de nouvelles opportunités. Disney raconte désormais des histoires comme jamais auparavant et se positionne en soutien du processus artistique.

    L’entreprise va encore plus loin avec Avatar. En Floride, au Walt Disney World, elle donne vie au monde (Pandora) et aux personnages. Clou du spectacle : un véritable robot interagit avec le public. Aperçu sur cette vidéo de The Kim Komando Show.

     


  • LE DEUXIÈME PANEL PLACE L'INTERACTION AU CENTRE DES ARTS, DES SCIENCES ET DES TECHNOLOGIES

    Une méditation sur la technologie? Un lien entre le concept et le spectateur.trice ? Une esthétique propre et reconnaissable ou encore une ville parfaite créée à partir de zéro ?

    Pour bien restituer les projets des artistes Ralf Baecker et Sabrina Ratté, je vous propose de visionner directement leurs œuvres :

    Sabrina Ratté, vidéos RADIANCE 2017-2018

    Not Rolf, Ralf btw.

  • LE MUSÉE SORT DE LA BOÎTE (N. Callaway)

    Chaque medium possède ses propres capacités expressives, selon Nicholas Callaway, CEO de Callaway Arts & Entertainment. Chaque technologie est un outil, un outil miraculeux au service du message et de son sens.

    Sa lune de miel, Nicolas Callaway l’a passée à la Siggraph Convention. C’est peu dire de l’attrait du producteur pour les nouvelles technologies.

    Il a créé un musée nomade, une structure pop-up et autonome. Elle permettra d'accroître l'accessibilité à l'art et l'interaction avec le public. Regardez plutôt cette réalisation haute définition des peintures de la chapelle Sixtine au Vatican.

  • UNE VIE, DES DONNÉES (M. Thain)

    Ou « Michael Field » : un pseudonyme, quatre mains

    Envie de découvrir le journal intime de deux poètes et dramaturges - Katharine Bradley (1846-1914) et Edith Cooper (1862-1913) - du XIXe siècle ? Découvrez « Works and Days » gratuitement en ligne.

     

    Actuellement conservé dans les archives de la British Library, et non transcrit, le journal manuscrit complet en 30 volumes fut relativement inaccessible à tout autre que le chercheur.se dévoué.e. Sa complexité, sa richesse dans le récit de la formation identitaire queer, intrigue toutefois autant les chercheurs.ses que les lecteurs.trices. De ce journal numérisé, Marion Thain examine de nouveaux champs d’analyse et d’investigation.

  • PATRIMOINE NUMÉRIQUE, NINA PREND LA ROUTE (A. Crank)

    Saviez-vous que les archives du Montreux Jazz Festival (MJF) sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco ? Allison Crank, designer et artiste media au EPFL+ECAL Lab le rappelle à son audience. (Re)Vivre le concert de Nina Simone, B.B. King, Miles Davis, James Brown, Marvin Gaye, Joe Cocker, etc., au MJF, cela vous tente ? Nina a offert une véritable expérience immersive et sociale pour la 52e édition du festival et l’EPFL+ECAL Lab, en collaboration avec l’Atelier de la conception de l'espace ALICE donnent vie à ses concerts emblématiques. Ils utilisent les nouvelles technologies pour proposer au public des expériences enrichissantes. Découvrez les nouveaux horizons de Nina en vidéo.

  • BRACKEN DARRELL ET LE DESIGN : UNE LOVE STORY

    En 2013, les ventes de Logitech étaient sur le déclin. La société suisse ne comptait alors aucun.e designer à l’interne. Depuis et sous l’impulsion de Bracken Darrell, Logitech a engagé des designers et réinventé son business sous l’angle du design. Le CEO en est convaincu : les entreprises centrées sur le design sont plus performantes que les autres. Pour preuve, les bénéfices de Logitech ont plus que quadruplé en six ans. Un signe clair : design is the place to be.
    Le plus du net : en mai 2018, Bracken Darrell a en outre publié l’article Design…Everything, lequel souligne particulièrement bien le propos.

    Désormais, la compagnie originaire d’Apples (VD) mise beaucoup sur le e-sport. Son CEO vise le Adidas, le Nike, du e-sport. Il pratique l’innovation de rupture.

    Un exemple concret de la différence amenée par le design chez Logitech ? Les haut-parleurs bluetooth au format cylindrique. Impossible n’est pas Logitech. Pour son CEO, le design libère la puissance de l’ingénierie.


  • PLACE AUX CRÉATURES ARTIFICIELLES (J. Monceaux, L. Le Ny)

    Orange et Spoon, une institution et une startup, apprennent l’une de l’autre. Spoon, Roméo, Pepper ou Nao interagissent avec le public. Un jour, Jérôme Monceaux a laissé 11 Nao dans une pièce pour aller déjeuner. Ces robots réagissent aux sons dans l’espace. À son retour, les 11 robots se sont tournés d’un seul coup vers lui. Surpris, fasciné, ce fut la première fois qu’il s’est senti « regardé » par une machine.

    Aujourd’hui, les robots de Spoon entendent refléter la vie de celles et ceux qui se trouvent en face d’eux. Ils réagissent, ils regardent, ils interagissent. Les machines ont-elles des intentions ? Pistes de réponse dans ce Tedx talk de septembre 2018.

  • LA MUZEEK CRÉÉE L'ÉMOTION (P. Guillaud)

    La Muzeek créée l’émotion

    Dans le discours de Philippe Guillaud, investisseur et COO de Muzeek, il n’est pas question de remplacer les musicien.ne.s par des machines. Toutefois, l’intelligence artificielle vient les « augmenter ». Un morceau, une musique, peut en générer des centaines d’autres. Philippe Guillaud démontre à son audience les fonctionnalités de Muzeek. En quelques clics, il place la musique au style de son choix sur une vidéo. Il trouve le point culminant, règle l’intensité du morceau à cet endroit précis. Le charme opère. Une musique, des centaines de variations, et les musiciens perçoivent leurs royalties.

    André Manoukian est le co-fondateur de ce nouveau concept.  En voici une démonstration :

  • LA CRÉATIVITÉ À L'HONNEUR (P. Vandergheynst)

    Pierre Vandergheynst, vice-président pour l'éducation à l'EPFL, captive son audience. L’intelligence artificielle (IA) est-elle amenée à anéantir la créativité ? Ou à l’augmenter ?

    Elle l’a certainement augmentée, dit-il, avec un puissant impact.
    Il replace dans les esprits quelques éléments de contexte : l’IA est une technique de cartographie – une carte entre les données et le concept.

     

    Son exemple
    Auparavant, lorsqu’un.e ingénieur.e devait conceptualiser une turbine, son design, il la fabriquait et la testait. Plus tard, il a testé différents design virtuels avant de réaliser la turbine. Aujourd’hui, il inscrit des contraintes physiques sur ordinateur et un algorithme réalise le design. Un réseau neuronal, une technique d’intelligence artificielle, génère plusieurs design possibles parmi lesquels l’ingénieur fait son choix. En somme, les questions que l’ingénieur.e se pose sont différentes.

    Les réseaux neuronaux peuvent générer eux-mêmes des images. Des intérieurs de maison par exemple ou, même, des visages. Un algorithme d’intelligence artificielle en est capable.

    Les ordinateurs apprennent aussi à peindre…ou pas !
    La seule créativité dans cet exemple est celle de l’ingénieur.

    Les chiffres de l’OCDE mentionnent : jusqu’à 60% des métiers pourraient voir 1/3 de leurs tâches automatisées, 5% des emplois seraient totalement automatisés. En bref, une partie significative des emplois vont être profondément impactés par les nouvelles technologies.

    Selon le vice-président pour l’éducation de l’EPFL, l’IA transforme le processus créatif. Elle le rend plus rapide, plus facile, elle ne le tue pas.

    Son message à la nouvelle génération : être indépendant.e et autonome.

    Qu’est-ce qui diffère clairement les humains des machines ? Les machines sont excellentes pour imiter une solution vue des centaines de fois, les humains pour trouver la solution à des problèmes jamais vus.

    Sa conclusion : la créativité devient une compétence nécessaire.

  • LE CERVEAU ENGENDRE LE MONDE (H. Markram)

    Plongez dans le cerveau. Henry Markram, professeur de neurosciences à l'EPFL, directeur du projet Blue Brain, vous y emmène...

    J'aime particulièrement ce projet. Je l'ai découvert dès 2007 au Brain Mind Institute de l'EPFL et reste fascinée par - outre l'avancée scientifique - les images qu'il renvoie.

     

    Il s'agit de comprendre le code neuronal, soit de comprendre le fonctionnement du cerveau. Selon Henry Markram : de traduire ce qui se passe dans le cerveau en ce qu'est le cerveau.
    Les chercheurs.ses peuvent désormais cartographier les gènes, les synapses, les régions du cerveau, les schémas comportementaux et leur relation avec les gènes.

    Ramón y Cajal (1852-1934), considéré par beaucoup comme le père des neurosciences modernes, déjà dessinait les réseaux neuronaux au crayon. Un travail extrêmement difficile dit Henry Makram. Aujourd'hui, les chercheurs le font de manière digitale. Ils parviennent de mieux en mieux à mesurer le cerveau, son fonctionnement.

    Saviez-vous que bout à bout, vos fibres nerveuses vous mèneraient jusqu'à la lune et plus encore?

    Le nombre d'interactions dans le cerveau est infini. Il est toutefois construit avec des règles. Plus il y a de règles, moins les données sont importantes, plus les chercheurs.ses peuvent prédire ce qui arrivera. Ils peuvent ainsi poser des questions et...deviner. Comme, explique Henry Markram, lorsque nous essayons de deviner de "quel animal il s'agit". Vous savez, ce jeu que, au moins une fois dans votre vie, vous avez pratiqué :

    • À quoi est-ce que je pense ?
    • Est-ce un animal qui vit sur Terre, dans les airs ou dans la mer?
    • A-t-il une fourrure?
    • Est-il carnivore?
    • ...

    ... jusqu'à trouver la réponse imaginée par l'auteur de la première question.

    Pour établir des règles, il faut ainsi combiner différents types de données. Avec l'Atlas du Blue Brain, les chercheurs.ses collectent des données et établissent des règles de prédiction. Ils permettent petit à petit de simuler diverses régions du cerveau. 4 règles par exemple établissent où atterrissent les synapses.

    Une première partie du neocortex (le point central des fonctions cognitives telles que la perception, la prise de décisions ou encore le langage) est digitalisée. Voici le début de la neuroscience digitale comme nouvelle voie vers la compréhension du cerveau.

     

     

Dense et stimulante première journée du ArtTechForum 2018. Vous voulez en savoir plus sur la digitalisation de la mode ou de l’art (vente aux enchères) ou du patrimoine, les 8 start-ups participantes au prix et la gagnante, visiter Palmyre en virtuel ? Découvrez la seconde journée.

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