#DHC18 : Let’s make rehab fun and faster

Catégories Réalité virtuelle

Le Dr Jean-Luc Turlan, chef du service de réadaptation en neurologie à la clinique romande de réadaptation de la SUVA à Sion et spécialiste en médecine physique et réadaptation a lancé un défi lors du Arkathon de mars 2018 : trouver des outils techniques pour rééduquer ou réadapter des patients atteints d’héminégligence. Le projet du team « GAme », monté le temps d’un weekend intensif, a séduit le jury. L’équipe plurisdisciplinaire utilise la réalité virtuelle pour permettre aux patients de se réhabiliter de manière plus ludique.

« Le patient ignore qu’il ne voit pas certains éléments, et rien n’est plus frustrant que de devoir réapprendre des choses que peu de temps avant, vous faisiez sans réfléchir. »,

explique Jean-Pierre Ghobril, PhD, chercheur au CHUV à Lausanne et membre du team. En effet, les patients atteints d’héminégligence « oublient » le côté gauche. Le dessin ci-dessous l’illustre.

Le patient doit tracer tous les cœurs présents sur le papier. Au résultat, on se rend bien compte de la difficulté à détecter les cœurs présents sur la gauche.
Le patient doit tracer tous les cœurs présents sur le papier. Au résultat, on se rend bien compte de la difficulté à détecter les cœurs présents sur la gauche.

 

Représentation. Le cerveau “oublie” le côté gauche.

 

Le team pour l’heure nommé GAme développe une solution pour faciliter par le jeu la réhabilitation de ces patients. Et pour cause, ces derniers doivent consacrer au minimum entre 15 et 20 heures par semaine à l’entraînement :

« plus le patient s’entraîne, meilleurs sont ses résultats »,

poursuit Jean-Pierre Ghobril.

Les tests actuels sont une variation de tâches, des exercices basiques. Leurs résultats en termes de données se limitent à « que le patient a-t-il vu ? » Avec le jeu de réalité virtuelle mis en place par le team, le patient peut s’entraîner seul.

« Sur la base du jeu-récompense en réalité virtuelle, nous voulons donner au patient une source de motivation à s’entraîner le plus souvent possible. Avec une vision orientée smartphone, plateforme technologique acceptée de tous, sans remplacer les cliniciens, nous tirons parti de la technologie dans le but d’autonomiser les patients », conclut Jean-Pierre Ghobril.

L’équipe travaille désormais à un premier prototype et des tests avec la SUVA. Affaire à suivre. En attendant, adressez toute question directement au team.

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